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Différence entre backlinks nofollow et dofollow : le guide qui change tout

Un client fier de ses 240 backlinks… dont 218 en nofollow. Payés pour rien. Découvrez la vraie différence entre liens dofollow et nofollow, et pourquoi elle change tout pour votre référencement.

Différence entre backlinks nofollow et dofollow : le guide qui change tout

Un jour, un client m'envoie un rapport de netlinking tout fier : 240 backlinks en un mois. Je regarde la colonne "type". 218 en nofollow. Il venait de payer pour ce que Google considère officiellement comme un haussement d'épaules. Deux semaines plus tard, on a compris pourquoi ça n'avait rien bougé dans les positions.

La différence entre backlinks nofollow et dofollow n'est pas une subtilité de geek. C'est la ligne de démarcation entre un lien qui travaille pour vous et un lien qui décore votre page. Et la plupart des gens qui achètent du netlinking ne la connaissent pas. Voilà pourquoi je vais poser les choses clairement ici.

Points clés à retenir

  • Un backlink dofollow transmet de l'autorité et peut influencer votre classement. Un nofollow en transmet nettement moins, par conception.
  • Le nofollow n'est plus une consigne stricte depuis que Google le traite comme un indice plutôt qu'une règle.
  • Un profil de liens naturel contient toujours une part de nofollow. Un profil 100% dofollow est un signal d'alerte.
  • Les attributs sponsored et ugc ont remplacé le nofollow dans des cas précis.
  • Convertir un nofollow en dofollow n'est pas un levier : c'est le contenu qui décide si un lien mérite de passer.

La vraie différence entre dofollow et nofollow

En HTML pur, un lien dofollow n'existe pas. Vous ne trouverez jamais rel="dofollow" dans une page. Le dofollow, c'est l'absence d'attribut. Un lien normal.

Concrètement, ça donne ceci :

<a href="https://exemple.fr">lien dofollow</a>
<a href="https://exemple.fr" rel="nofollow">lien nofollow</a>

La même balise. Un attribut qui change tout.

Ce que transmet un lien dofollow

Deux choses. D'abord, un signal de confiance : Google comprend que la page qui vous cite vous recommande. Ensuite, une portion d'autorité, ce qu'on appelait le PageRank et qui reste une mécanique interne même si le terme a disparu des outils publics. Un dofollow est un vote. Il pèse dans la balance.

Je dis bien pèse, pas décide. Sur un site que j'ai suivi pendant 14 mois, un seul dofollow depuis un blog spécialisé (DA 42) a fait grimper une page de la position 11 à la 4 en trois semaines. Est-ce que c'est le lien qui a tout fait ? Non. Le contenu était déjà bon. Mais il manquait ce coup de pouce.

Ce qu'un nofollow transmet réellement

Officiellement, rien en termes d'autorité. Officieusement, un peu de trafic si le lien est cliqué, un peu de découvrabilité, de la visibilité de marque. Mais zéro poids dans le calcul de votre pertinence.

Le nofollow a un rôle précis : signaler à Google qu'un lien n'a pas été placé avec l'intention de recommander. Ça couvre les commentaires de blog, les forums, les liens sponsorisés non déclarés en sponsored, les widgets.

Le problème ? Personne n'a envie d'un lien qui ne compte pas. Alors on essaie de les transformer. Et c'est souvent une erreur.

Trois mythes sur le nofollow que j'entends encore en 2026

Après des années à auditer des profils de liens pour des clients, je peux vous dire que les mêmes croyances reviennent. Elles ont toutes une part de vérité, ce qui les rend plus difficiles à démonter.

Trois mythes sur le nofollow que j'entends encore en 2026

Mythe 1 : "le nofollow ne sert à rien"

Faux. Un lien nofollow depuis Wikipédia ou un média à forte autorité vous apporte du trafic qualifié et de la notoriété. Sur un projet e-commerce que j'ai accompagné, une mention nofollow dans un article de presse régionale a généré 1 200 visites en une semaine et une quinzaine d'inscriptions à la newsletter. Zéro impact sur le classement. Impact réel sur le business.

Le nofollow sert. Simplement pas pour ce que vous croyez.

Mythe 2 : "il faut convertir tous ses nofollow"

Non. Si un commentaire de blog passe en dofollow, vous risquez surtout une pénalité parce que Google identifie le placement comme suspect. J'ai vu un site perdre 30% de son trafic organique après avoir acheté un lot de "conversions nofollow vers dofollow" à un prestataire douteux. Le plan était propre sur le papier. Le résultat a coûté six mois de récupération.

Mythe 3 : "un dofollow vaut toujours plus qu'un nofollow"

Dépend du contexte. Un dofollow depuis un site pourri qui publie 40 articles par jour sur des sujets sans rapport avec le vôtre vaut moins qu'un nofollow depuis un média reconnu dans votre secteur. L'autorité du domaine source compte. La pertinence thématique compte. Le type de lien, c'est une variable parmi d'autres.

Comparatif : dofollow, nofollow, sponsored, ugc

Google a introduit deux attributs supplémentaires qui ont rendu le paysage plus clair — et souvent mal compris. Voici comment je les classe, du plus utile au SEO au moins utile.

Attribut Transmet de l'autorité ? Cas d'usage typique Valeur SEO
Aucun (dofollow) Oui Lien éditorial, mention spontanée Élevée si source pertinente
rel="nofollow" En principe non Commentaires, forums, contenus tiers Faible pour le classement, utile pour le trafic
rel="sponsored" Non Contenus sponsorisés, affiliations Nulle en termes de signal
rel="ugc" Indice léger Contenus générés par utilisateurs Marginale

Remarquez la nuance sur ugc : Google le traite comme un indice, pas comme une exclusion. Depuis que la société a clarifié ce point, l'idée d'un nofollow "pénalisant" est techniquement obsolète. Ça reste dans beaucoup de têtes. Ça devrait sortir.

Impact réel sur le SEO : ce que j'observe sur des profils concrets

Sur environ 60 profils de backlinks que j'ai audités ces dernières années, la répartition moyenne se situe autour de 70% dofollow et 30% nofollow. Ce n'est pas une statistique universelle, c'est ce que je constate. Les sites qui ont un profil 100% dofollow se portent rarement bien, mais pas toujours pour la raison qu'on imagine : souvent, leur profil est artificiel, et c'est ça le problème.

Impact réel sur le SEO : ce que j'observe sur des profils concrets

Le nofollow est un signal de naturel

Un site qui attire naturellement des mentions en récolte partout : réseaux sociaux, agrégateurs, commentaires, forums, presse qui applique la règle par défaut. Ces liens sont massivement en nofollow. Un profil entièrement dofollow, c'est comme un visage sans aucune ride : soit vous êtes très jeune, soit vous avez fait quelque chose.

Google ne dit pas "ce site a trop de dofollows, pénalisons-le". Google dit "ce site a un profil qui ne ressemble à rien de connu, examinons". La nuance est importante.

La qualité de la source avant le type de lien

Un dofollow depuis un blog sans trafic vaut moins qu'un nofollow depuis une référence du secteur. J'ai comparé deux liens reçus sur une même page : l'un dofollow depuis un annuaire généraliste, l'autre nofollow depuis un article dans une revue spécialisée. Le second a apporté 5 fois plus de trafic. Le classement n'a pas bougé dans un cas comme dans l'autre. Parce que le classement ne dépend pas d'un seul lien.

C'est la vérité qui dérange : personne ne peut vous vendre un lien qui "fait grimper de 5 positions". Ceux qui le promettent travaillent sur du volume, pas sur de la précision.

Comment arbitrer quand on construit un profil de liens

Trois règles que j'applique systématiquement, dans cet ordre.

  1. Vérifier la pertinence thématique de la source. Un lien depuis un site qui parle de votre sujet vaut trois liens depuis des généralistes.
  2. Regarder le trafic, pas le DA affiché. Un site à DA 60 sans visiteurs réels vous apportera moins qu'un site à DA 25 avec une audience engagée.
  3. Ne jamais demander à convertir un nofollow. Si la source décide de passer en dofollow, très bien. Forcer le mouvement, non.
  4. Accepter les nofollow dans un profil. Ils font partie du décor. Refuser tous les nofollow, c'est suspect.

Le piège classique : payer pour des "articles sponsorisés" qui reviennent en sponsored. Techniquement, vous respectez la règle. Stratégiquement, vous n'avez rien acheté d'autre qu'un texte en ligne. Si votre budget netlinking est limité, ce n'est pas là qu'il faut le mettre.

Faut-il acheter des backlinks dofollow ?

La question qu'on me pose tout le temps. Ma réponse est inconfortable : acheter des liens est contraire aux consignes de Google, et tout le monde le fait quand même. La vraie question n'est pas "acheter ou pas", c'est "comment limiter le risque".

Priorité au contenu qui mérite d'être cité

Sur le long terme, c'est la seule stratégie qui tient. Un outil gratuit, une donnée originale, une prise de position forte : ce sont ces éléments qui génèrent des dofollows spontanés. Sur un site que je gère, publier un comparatif chiffré maison a généré 11 dofollows naturels en huit mois, sans une seule relance. Le coût : deux jours de travail. Le retour : dix fois supérieur à trois articles sponsorisés au même prix total.

Quand réévaluer un lien existant

Un lien qui était dofollow peut devenir nofollow après une refonte de site. Un lien nofollow peut passer en dofollow si l'auteur décide de vous faire confiance. Ces changements sont normaux. J'ai vu un nofollow vieux de deux ans passer en dofollow après que le rédacteur du site source a retravaillé son article. Petit bonus, sans action de ma part.

C'est ça, la réalité du netlinking : les liens bougent. On ne les contrôle pas. On construit un ensemble cohérent, et on laisse la mécanique tourner.

Ce qu'il faut vraiment retenir

La différence entre un backlink nofollow et dofollow est binaire sur le papier. Dans la pratique, elle est bien plus floue. Un nofollow bien placé peut valoir plus qu'un dofollow oublié sur une page morte. Un dofollow depuis une source sans pertinence ne vous apportera rien, et il peut même vous coûter si le contexte est douteux.

Si je devais résumer en une phrase : ne cherchez pas à maximiser le pourcentage de dofollows dans votre profil. Cherchez à multiplier les contextes qui donnent envie à quelqu'un de vous citer — avec ou sans attribut. Le reste suivra.

Et la prochaine fois qu'un prestataire vous promet 200 backlinks dofollow en un mois pour 500 euros, posez-lui une question simple : "sur quels sites exactement ?".

La réponse vous dira tout.

Yannick Rossignol

Yannick Rossignol

Yannick Rossignol est un spécialiste reconnu du référencement local, du netlinking et de l'analyse de mots-clés. Il accompagne les entreprises dans le développement de leur visibilité en ligne en optimisant leur présence géolocalisée et en construisant des stratégies de liens de qualité. Passionné par la donnée et les comportements de recherche, il met son expertise au service de résultats concrets et durables.

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